Comme je n'ai plus trop le temps de lire des mangas, j'ai pris l'habitude d'acheter au hasard des one shot (histoire en un seul volume) dans mes boutiques d'occaz de la rue Keller. J'aime bien ce format qui permet de se plonger dans l'univers d'un auteur pour un laps de temps assez court (influence du court-métrage?). Dernièrement j'ai donc acheté Au temps de l'amour de Yamaji Ebine.
Et je suis bien tombée. Le style de la mangaka, très épuré et sensible, me disait quelque chose et je me suis aperçu que j'avais déjà 2 autres livres d'elle (Love my life et Sweet Lovin Baby), aux mêmes éditions Asuka. Yamaji Ebine ne publie que des one shot s'adressant à un public adulte et traitant souvent d'homosexualité, premiers mangas de ce genre à être édité en France. Au temps de l'amour diffère un peu de ses autres recueil puisqu'on y trouve des couples également hétérosexuels. Les graphisme ont un côté mélancolique qui sied bien à l'histoire. Loin d'être fleur bleue, celle-ci est même plutôt glauque puisque les thèmes abordée sont entre autre le viol, la culpabilité, les faiblesses humaines, l'assassinat... La finesse des dessins retransmet parfaitement les émotions des personnages. Shiori, jeune artiste réservée et secrète, fait la rencontre de Kageyama, étudiant mystérieux avec qui elle partage la même solitude.
J'ai surtout été frappée par l'élégance des dessins illustrant les titres de chapitres.
Yamaji Ebine parvient, par le biais de chapitres courts, à entrer dans la relation ambiguë et polymorphe qui lie ce couple pas comme les autres. Alternant des moments contemplatifs réussis avec des passages plus bavards, assez bien écrits pour toujours rester captivants, ce manga joue habilement avec les émotions complexes et changeantes de ses personnages. L'atmosphère éthérée est perturbée par des accès de violence surprenants, qui donnent toute sa personnalité à cet ouvrage sobre, s'attachant à travailler le caractère de tous les protagonistes qu'il met en scène. Si, indéniablement, 'Au temps de l'amour' souffre de quelques longueurs, il n'en reste pas moins un récit original et bien mené qui conserve, au fil des pages, une étrangeté attachante.
Source : EVENE
Outre les 3 tomes mentionnés, Yamaji Ebine a également publié en France, toujours chez le même éditeur, Free Soul, Indigo blue et Sur la nuit.
29 juin 2009
28 juin 2009
23 juin 2009
17 juin 2009
Aya Takano
Parmi mes artistes préférés se trouve la japonaise Aya Takano. Né en 1976, elle travaille d'abord comme dessinatrice chez Nintendo avant de rejoindre l'équipe d'assistants de Takashi Murakami (qui a eu une grande influence sur l'art moderne japonais), fondateur du groupe Kaikai Kiki dont elle fait dorénavant partie. Je l'ai découverte grâce à Tony qui avait acheté par hasard son ONE SHOT Space Ship EE édité chez KANA, et que j'ai moi-même acheté peu de temps avant. J'ai tout de suite été attirée vers cette univers si foisonnant à l'atmosphère onirique. Ce manga ovni nous raconte le voyage improbable de Noshi, passionnée par les étoiles, et qui fuit sa vie terrienne pour un voyage dans l'espace qui l'amènera au bord d'un vaisseau spatial. Le graphisme, après un début en couleurs, est surtout constitué de traits sans trame, donnant l’impression d’un cahier d’esquisses. Je possède également son court récit La langue tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre édité dans le collectif COMIC CUE Volume 2.
Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'aller à une de ses exposition française, mais on peut trouver une belle galerie de ses tableaux et illustrations sur le net. Ses œuvres offrent des paysages singuliers et poétiques aux couleurs douces et acidulées, mariant art de l'estampe et esthétique manga dans une atmosphère de science-fiction. L'artiste n'hésite pas à mélanger pop culture et esthétique kawaï, rêve et réalité, où se retrouvent de longilignes lolitas aux larges yeux ébahis. Ces personnages offrent au premier regard un sentiment d'innocence et de fragilité (les femmes sont nues ou peu habillées et souvent asexuées) mais se retrouvent confrontés à un monde en pleine mutation, violent et érotisé. Et même si le côté enfantin peut mettre mal à l'aise, la sensibilité du dessin est admirable...
16 juin 2009
Voilàààà, c'est finiiii...
Mon accréditation de l'année a rejoint les 3 autres, fièrement suspendues sur mon mur surchargé. L'année prochaine le festival fêtera ses 50 ans et ce sera mon 5e à moi, j'espère y aller coute que coute même si mon film n'est pas sélectionné.

Nous avons pris pas mal de photos sur place avec Tony, j'en ai fait une sélection que j'ai mise sur Facebook, n'hésitez pas à m'ajouter pour les voir! En souvenirs de cette superbe semaine... Et pour ceux qui n'y était pas, même si le paysage parisien est un peu moins balnéaire, vous aurez droit à des séances de rattrapage au Forum des Images (le 25 Juin à 20h) et au Centre Georges Pompidou (du 24 au 28 Juin).






Nous avons pris pas mal de photos sur place avec Tony, j'en ai fait une sélection que j'ai mise sur Facebook, n'hésitez pas à m'ajouter pour les voir! En souvenirs de cette superbe semaine... Et pour ceux qui n'y était pas, même si le paysage parisien est un peu moins balnéaire, vous aurez droit à des séances de rattrapage au Forum des Images (le 25 Juin à 20h) et au Centre Georges Pompidou (du 24 au 28 Juin).





15 juin 2009
Annecy mon amour
Comme promis voici les quelques croquis que j'ai fait pendant le festival. Je me suis acheté un petit carnet sur place avec une couverture qui ressemblait vaguement à Marine :)
5 juin 2009
Le retour des ptits papiers japonais
Bon Dimanche c'est enfin le jour J! A mon retour j'aurais sûrement quelques croquis à poster (ou alors c'est que je suis vraiment une grosse fénéante XD). Et sinon pour suivre mes folles aventures au bord du lac, RDV sur la partie festival de Fous d'Anim' dans laquelle je posterais entre 2 séances comme l'année dernière.


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